


Actuellement et pour une année, voir trois s'il est accepté en Master, Sumi Yusuké Kun Yondan Jodo et disciple direct de Matsumura Shigéhiro Senseï est à l'université de Budapest.
Il nous rejoindra régulièrement pour pratiquer Ko Ryu à Paris...
Rappelons que Sumi Kun a remporté brillament le TOIJP en 2004 et que c'est un pratiquant extrèmement doué et sérieux ; il fera donc un excellent partenaire de Geïko.

Il nous a
semblé opportun de rappeler ce texte important de Matsumura
Shigéhiro Senseï.
SHINDO MUSO RYU JO JUTSU
KISOKU.
Réglement-Promesse
pour l'entrée dans l'école Shindo Muso Ryu Jo Jutsu.
L'école Shindo Muso Ryu Jo
Jutsu est actuellement diffusée et pratiquée de plus en plus dans le
monde entier aussi bien que dans l'archîpel nippon. Mais de nos
jours, l'art traditionnel, authentique et raffiné d'origine est négligé.
C'est devenu en fait plutôt une discipline qui ne fait que ressembler
à l'art originel de notre école et qui se développe d'une manière
différente et contre la véritable tradition. Ce fait nouveau
s'explique surtout principalement par la baisse du niveau de qualité,
de compétences et de qualifications des divers enseignants !
Ainsi que du niveau peu élevé
et hétérogène des pratiquants. Il y a plusieurs voies dans notre école
qui sont difficiles à maîtriser en raison de leurs raffinements. Il
faut étudier sérieusement et passer des années pour obtenir un
niveau où le sabre peut couper réellement et correctement. Alors,
ainsi le sabre et le bâton évolueront et "bougeront" d'une
façon optimum et pourront réaliser les formes et techniques les plus
délicates. Mais ceci nécessite que l'on étudie la voie
quotidiennement, jour après jour. Et là, il n'y aura plus d'inquiétude
ni de doute dans le coeur du pratiquant sincère. Mais pour ce faire,
il faut suivre régulièrement et docilement l'enseignement du Senseï.
Malgré tout cela, beaucoup de personnes changent la teneur et la
forme de l'art volontairement et certains se débrouillent même pour
déformer l'art, afin de se déplacer plus facilement, d'éviter les
difficultés et surtout le danger inhérent à la voie véritable.
Tous ces pratiquants et enseignants déclarent que la difficulté est
source de danger et changent alors la forme pour plus de liberté et
de facilité, voire la raccourcissent.
Ils essayent aussi parallèlement
de développer un enseignement destiné aux masses ou aux groupes de
pratiquants. D'autres enseignants et pratiquants ne font absolument
pas attention à la justesse des poses et des atitudes (positions et
diverses gardes), à la façon correcte d'armer et d'utiliser le sabre
ainsi que le Jo. Ces personnes se concentrent uniquement et simplement
sur les changements qu'ils ont apportés à la forme, changent la
longueur des temps et du rythme... D'autres appliquent et transmettent
la ou les logiques d'autre Budo ou d'autres sports, ou bien pire
encore la logique et les théories d'autres écoles de bâton... C'est
de cette façon que se développent des formes nouvelles, hérétiques
et différentes. Ils "picorent" ici où là, font un véritable
"Patchwork". Je regrette sincèrement cet état de fait,
mais ce sont des choses et des agissements que je ne m'autoriserai
jamais et qui bien évidemment sont interdits à tous mes disciples
quels qu'ils soient et où qu'il soient !
Par contre, nous devons
inlassablement nous exercer dans l'art traditionnel et authentique qui
nous fut transmis par feu Shiraïshi Handjiro Senseï, qui était
un Bushi ou Samuraï du clan de Kuroda (Kuroda Han) de la ville de
Fukuoka dans le sud du Japon, qui l'enseigna lui-même directement à
notre Shihan actuel Otofudji Itchizo Senseï (dernier grand maître du
Shindo Muso Ryu Jo Jutsu), sans aucun changement ni déformation
!
Il faut donc absolument étudier
la voie bien attentivement en étant très précis sur tous les détails
infimes pour ne pas donner n'importe quelles explications, se voulant
convaincantes pour expliquer tous mouvements où l'on ne se sentirait
pas à l'aise initialement. On doit en fait s'exercer sans cesse,
autant de fois qu'il sera nécessaire pour que l'on ne se sente pas
maladroit dans les techniques et tous les Kata. Il ne faut en aucun
cas remplacer le manque de compréhension technique et mentale par un
raisonnement par rapport à la voie authentique (c'est de cette façon
que l'art authentique change ou fut changé et déformé...).
Il n'y a aucune place pour la
dialectique et la discussion d'aucune sorte ! Il faut tout simplement
pratiquer l'art traditionnel transmis par nos prédécesseurs et
l'utiliser précisément et naturellement, c'est ainsi que l'on s'aperçoit
de la justesse de la voie et de sa raison d'être. Alors combien de
fois l'on s'étonnera d'apercevoir un sens ou des sens cachés que
l'on n'avait pas aperçu auparavant. Bien souvent, Otofudji Itchizo
Senseï disait et répètait : "Là, le fondateur (Muso Gonnosuké
Katsuyoshi Senseï) pensait à tel ou tel point précis" ! C'est
notre obligation primordiale d'acquérir et de maîtriser l'art
authentique parvenu jusqu'à nous et plus encore, de le transmettre
aux générations futures sans aucun changement ni altération
d'aucune sorte. Je souhaiterais que tous les membres du Kobukan Dojo
(et du/des Kobu Jodo Kaï), accomplissent les mots et la volonté de
Otofudji Itichizo Hanshi : "
La voie authentique de l'art
du bâton, transmise depuis des siècles, ne doit jamais disparaître
et surtout ne jamais être "aveuglée" par les mots dans son
mode de diffusion et de transmission. Un disciple en forme dix et dix
disciples en forment dix eux-mêmes et ainsi de suite... Disciple par
disciple c'est ainsi que l'on forme des partenaires de haut niveau
pour le Geïko (entraînement)". Mais pour être un excellent
pratiquant de la voie, un enseignant parfait et plus encore un réel
"transmetteur" de la voie authentique, il faut que chaque
membre pratiquant du Kobukan Dojo (et du/des Kobu Jodo Kaï) respecte
et suive l'enseignement traditionnel et le plus strict possible de l'école.
C'est d'ailleurs pour viser à atteindre tous ces objectifs élevés
que le présent règlement est mis en place dès aujourd'hui.
Matsumura
Shigéhiro Senseï (Menkyo Kaïden Shindo Muso Ryu Jo Jutsu)
Directeur
Technique du Kobukan Dojo (et du/des Kobu Jodo Kaï)
Fait
un jour faste du mois de Juillet 1996 à Tokyo
Ce règlement est accompagné
d’un serment-engagement (interne à l’école) solennel sur
l’honneur qui définit et liste les obligations traditionnelles qui
lient le disciple au maître mais également le maître au disciple. A
ce jour et ce depuis 1981, seule une vingtaine de disciples ont été
admis dans France Kobu Jodo Kaï.
Vous comprendrez
aisément après la lecture du texte ci-dessus, qu’entreprendre l’étude
de Ko Ryu n’a aucun sens si l’on ne maîtrise pas parfaitement,
dans les deux rôles, les douze Kata du Sété Jo de la Zen Nihon
Kendo Renmeï…
Enfin nous
rappelons que dans Ko Ryu, la progression et l’autorisation de
transmettre ne suit pas le système des Dan mais celui des Menkyo ou
licences d’enseignement : Oku Iri, Shomokurohu, Gomokuroku,
Menkyo et Menkyo Kaïden.Licences qui ne peuvent-être attribuées que
par une personne elle-même Menkyo Kaïden !

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